Rep Démocratique du Congo

Entre quels camps ? LE M23, des rebelles congolais contre le gouvernement Congolais. Le M23 serait supporté par le Rwanda.

Le mouvement du 23 mars , également appelé M23, est un groupe créé à la suite de la guerre du Kivu

Début du conflit : 2012, stoppé en 2013 puis a repris en 2022.

C’est la suite des guerres du Congo, qui est la suite du génocide des Tutsie au Rwanda en 1994 puis, en 1996 pour la 1ere guerre du Congo, et en 1998 jusqu’à 2003 pour la seconde guerre du Congo. Cela a continué avec la guerre du Kivu en 2004.

Nombre de morts total : 6 millions depuis 1996 en comptant ceux qui sont morts de famines et de maladies liées à la guerre.

Nombre de morts par camps :

Cause et enjeux ?

« Après l’arrestation du général Laurent Nkunda en janvier 2009, un traité de paix était conclu le 23 mars 2009 entre le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) et le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC). L’accord prévoyait la libération des prisonniers, la transformation du CNDP en parti politique, les retours des réfugiés se trouvant dans les pays limitrophes de la RDC et dont sont issus la grande majorité des rebelles, l’intégration des civils membres du CNDP au sein des institutions gouvernementales ainsi que l’intégration des forces du CNDP dans l’armée congolaise.

Les ex-membres militaires du CNDP ont été soupçonnés d’abuser de leur position dans l’armée pour contrôler le trafic de minerais6, ce qui a conduit le Gouvernement de la RDC à muter les militaires issus du CNDP dans d’autres régions de la RDC. Estimant que ceux-ci violaient les accords du 23 mars 2009, ils se sont mutinés en avril 20127,8,9.

Le 6 mai 2012, les mutins dirigés par le colonel Sultani Makenga créaient le mouvement du 23 mars ou M23, en référence à la date de l’accord »

Problématique de la nationalité des peuples d’origine rwandaise, la mal gouvernance, la convoitise étrangère des ressources naturelles du Congo-Kinshasa, la présence de groupes armés étrangers, et les manipulations politiciennes

Carte de progression :

News :

« Le M23, un groupe rebelle jusque-là endormi, qui, selon les rapports des Nations unies, serait soutenu par le Rwanda, fait des ravages dans l’est de la République démocratique du Congo. « 

« Le M23 détient le contrôle de plusieurs villes et encercle la capitale provinciale de Goma. En 2013, le groupe avait été battu par des troupes renforcées de l’ONU, mais il semble désormais bien armé et organisé. Il comprend d’anciens soldats congolais, dont beaucoup sont des Tutsis, un groupe ethnique répandu dans la région des Grands Lacs africains, et qui affirment défendre des intérêts communautaires »

« La réapparition soudaine du M23 doit autant aux tensions entre les Etats des Grands Lacs qu’aux dynamiques locales. Le gouvernement congolais a tenté de réaffirmer son autorité dans l’est du pays, en proie à des dizaines de groupes rebelles, dont certains viennent de pays voisins. L’année dernière, le président congolais Félix Tshisekedi a invité des troupes ougandaises à combattre les Forces démocratiques alliées, une coalition rebelle majoritairement ougandaise qui se proclame membre de l’Etat islamique. Il semblerait que le président congolais ait aussi discrètement approuvé des opérations burundaises sur le sol congolais. Le président rwandais Paul Kagame n’a pas apprécié. Il considère que la présence de ses voisins risque de potentiellement priver le Rwanda de son influence dans l’est du Congo, où il a des intérêts économiques, tout comme le Burundi et l’Ouganda, et où il combat depuis longtemps les insurgés des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), vestige de la milice hutue responsable du génocide de 1994.

Tshisekedi accuse Kagame de soutenir le M23 pour pouvoir extraire les matières premières congolaises. Les experts de l’ONU soulignent également le soutien rwandais aux rebelles. « 

« Une mission militaire est-africaine – sans le Rwanda, mis à l’écart par Kinshasa – a pour mandat de rétablir le calme dans l’est du Congo. Les Nations unies disposent d’une force de maintien de la paix de 14 000 personnes, stationnées à Goma pour la plupart, mais elle semble réticente à combattre les insurgés et elle est très impopulaire auprès de nombreux Congolais. Le Kenya, qui fait partie de la force régionale, a donc la tâche peu enviable de combattre le M23.

La population locale, qui souffre depuis longtemps, a bon espoir que les troupes kenyanes réussiront à repousser les rebelles, mais le Kenya considère que l’objectif est plutôt de sécuriser Goma et les routes principales environnantes et de pousser le M23 à un cessez-le-feu. 

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