La guerre civile yéménite est un conflit armé qui oppose depuis l’été 2014 principalement les rebelles chiites Houthis et, jusqu’en 2017, les forces fidèles à l’ex-président Ali Abdallah Saleh au gouvernement d’Abdrabbo Mansour Hadi.
Le conflit s’est internationalisé en mars 2015 avec l’intervention d’une coalition menée par l’Arabie saoudite et comprenant une dizaine d’États afin d’éliminer les Houthis, soutenus par l’Iran.
Entre quels camps ? rebelles chiites Houthis et gouvernement Yemenite
Soutiens Yemin : Arabie Saoudite, et 8 autres pays sunnites (Maroc, Soudan, Egypte, Jordanie, Koweït, Bahrein, Qatar, EAU)
Houtiste : soutenu par l’Iran (chiites)
Histoire
Il est une des conséquences de la guerre du Saada commencée au nord-ouest du pays en 2004 en raison du sentiment de marginalisation des tribus du nord qui se sentent délaissées par le pouvoir central, après l’unification du pays en 1990.
Débordé en septembre 2014 par le mouvement venu de l’extrême nord ouest du pays, et par certains éléments de l’armée, le président Abdrabbo Mansour Hadi, est contraint à la démission en janvier 2015, lorsque les houthistes s’emparent du palais présidentiel. Il se réfugie en février à Aden, port stratégique du sud du pays, puis en Arabie saoudite, après le début de l’intervention saoudienne en mars de la même année
Nombre de morts : 230 000 (100 000 combats et 130 000 de famine)
Bon à savoir : Le Yémen a été créé en 1990.
Le confilt engendre une famine, l’une des plus grave depuis un siècle, dixit L’ONU.
Contexte
« Cette confrontation est un développement de la guerre du Saada qui a débuté le 18 juin 2004 lorsque des rebelles zaïdistes ont lancé une insurrection contre le gouvernement yéménite. Aussi appelés Houthistes, du nom du chef de leur clan Hussein Badreddine al-Houthi, ils se plaignent d’avoir été marginalisés par le gouvernement sur le plan politique, économique et religieux, et demandent plus de considérations78.
« Les révoltes populaires qui ont éclaté au Yémen en 2011 ont contraint le président Ali Abdullah Saleh à quitter le pouvoir après 33 ans, sur fond d’accusations de corruption et de mauvaise gestion et dans le contexte d’un conflit de longue date non résolu avec les Houthis, un groupe armé basé dans le nord du pays, dont les membres sont adeptes du zaïdisme, un courant de l’islam chiite.
Ali Abdullah Saleh a été remplacé par son vice-président, Abd Rabbu Mansour Hadi, ce qui a permis d’organiser la Conférence de dialogue national. Après deux années de consultation, un projet de nouvelle carte fédérale a été présenté ; il divisait le Yémen en régions, sans tenir compte des doléances à caractère socio-économique ou régional. Il a reçu un accueil extrêmement réservé de la part de la population et a suscité une vive opposition des différentes factions, y compris les Houthis.
Les Houthis se sont appuyés sur le mécontentement général pour renforcer leur mainmise sur le gouvernorat de Saada et les zones environnantes du nord du Yémen. En septembre 2014, ils sont parvenus à étendre leur contrôle territorial en s’emparant d’un certain nombre de positions de l’armée et des forces de sécurité dans la capitale, Sanaa. L’alliance de circonstance nouvellement scellée avec l’ancien président, Ali Abdullah Saleh, contre qui ils s’étaient battus pendant des décennies, leur a facilité la tâche dans une certaine mesure. Après la prise de Sanaa par les Houthis, au début de l’année 2015, le président Abd Rabbu Mansour Hadi et les membres de son gouvernement ont été obligés de fuir.
Le 25 mars 2015, une coalition d’États dirigée par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis est intervenue à la demande du président, en vue de réinstaller au pouvoir le gouvernement reconnu par la communauté internationale.
Cette opération, au cours de laquelle la coalition a lancé un raid aérien contre les forces houthies, a marqué le début d’un véritable conflit armé. Pendant les quatre années qui ont suivi, le conflit s’est étendu jusqu’à englober l’ensemble du territoire et les parties, dont un certain nombre de groupes armés soutenus par la coalition, se sont multipliées. Les Émirats arabes unis, par exemple, bien qu’ils aient annoncé s’être retirés du Yémen en octobre 2019, entraînent, financent et arment activement différents groupes depuis le deuxième semestre de 2015, favorisant ainsi la prolifération de milices qui ne sont pas soumises à l’obligation de rendre des comptes, comme les Forces de la ceinture de sécurité, les « Brigades des Géants » et les Forces d’élite.
En décembre 2017, les Houthis ont encore consolidé leur pouvoir après avoir assassiné leur allié, l’ancien président Ali Abdullah Saleh ; ils contrôlent toujours la plupart des centres urbains, y compris Sanaa »
Le bordel continue
L’Etat islamique et Al Qaïda sont arrivés sur place pour accentuer le conflit.
Sources
https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_civile_y%C3%A9m%C3%A9nite https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2015/09/yemen-the-forgotten-war/

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